Le Père Hivernel, le Voyageur des Flammes Bleues
- 9.2
(Conte populaire consigné et annoté par le Prieuré de Durmand, hiver 1338 Ap.E.)
I. Le Conte
On raconte qu’il y a bien longtemps, avant même que les dragons ne s’éveillent, vivait dans un monde lointain un vieil homme nommé Niklaus le Joyeux.
C’était un artisan au grand coeur, qui passait ses journées à fabriquer des jouets pour les enfants de son village.
Son atelier, minuscule et chaud, sentait la cire et la résine.
Mais les hivers de son monde étaient durs, et les enfants souvent malades. Alors, chaque hiver, Niklaus distribuait ses jouets gratuitement, disant que la joie pouvait guérir plus sûrement que mille remèdes.
Un soir, alors que le froid mordait plus fort que jamais, il ne lui restait plus qu’une seule bûche à brûler.
C’était un morceau de bois étrange, tombé du ciel quelques jours plus tôt, noir et strié de reflets rouges.
Niklaus, sans s’en douter, le jeta dans l’âtre.
Les flammes s’allumèrent aussitôt — bleues comme les glaciers, vives comme la magie.
Elles dansèrent, et le vent s’engouffra dans la cheminée, emportant tout : les jouets, la fumée… et Niklaus lui-même.
On dit qu’il tomba du ciel sur la grande plaine enneigée de Hoelbrak, un soir de fête.
Les Norns levèrent la tête : un vieillard vêtu de vert, riant comme un fou, tenait un sac débordant de présents.
Ils crurent d’abord à un esprit du renne ou du feu — mais il ne parlait ni leur langue, ni celle des hommes.
Il ne savait que rire, et offrir.
Chaque année, depuis ce jour, les enfants de Tyrie accrochent des chaussettes au coin du feu, espérant que le vieil esprit repasse par leur cheminée.
Car Niklaus, dit-on, n’a jamais retrouvé le chemin de son monde — mais il voyage encore à travers les flammes bleues, visitant chaque foyer qui croit encore à la chaleur du don.
II. Chronique du Prieuré : “Sur la Légende du Voyageur des Mondes”
“Que la magie d’Hivernel dépasse la simple fête est désormais acquis ; mais son origine demeure sujette à débat.”
— Extrait du Traité sur les Convergences Célébratoires, par l’érudit Anselme du Prieuré de Durmand.
De récents travaux menés dans les ruines de Vieille-Ascalon ont mis au jour d’étranges fragments de bois cristallisé, saturés d’énergie éthérique, capables d’émettre une flamme bleue stable.
Leur signature magique ne correspond à aucune essence connue de Tyrie : ni élémentaire, ni draconique, ni divine.
Certains chercheurs y voient la trace d’un artefact interplanaire, une “bûche” issue d’un plan parallèle.
Le folklore humain de Kryte parle depuis des siècles d’un “Vieil Homme vert” venu d’un monde sans magie, arrivé par la cheminée d’un foyer allumé lors du premier Hivernel.
La convergence entre ce mythe et les propriétés du bois bleu semble plus que fortuite.
Les Asuras, eux, avancent l’hypothèse d’un portail miniature auto-alimenté : la cheminée serait un vecteur de transport dimensionnel déclenché par la chaleur émotionnelle — la “joie du foyer”, comme disent les humains.
Le Père Hivernel serait donc le premier voyageur intermondes spontané, propulsé par la somme de ses propres émotions positives.
Les Norns le voient différemment : pour eux, Niklaus est un esprit de l’Hiver, une incarnation du courage face au froid.
Les Charrs le tolèrent comme un symbole de camaraderie.
Et chez les Sylvaris, certains croient qu’il n’existe pas réellement, mais qu’il “fleurit” chaque année dans le coeur des rêveurs.
Ainsi, la tradition d’Hivernel ne serait pas seulement une fête, mais une rémanence magique d’un passage ancien — la marque laissée par un homme qui, par accident ou par miracle, traversa la frontière entre les mondes.
Chaque flamme bleue, chaque rire d’enfant, serait une étincelle de cette ancienne traversée.
III. Dernière Note de l’Érudit
“J’ai vu, moi-même, une flamme bleue s’allumer dans l’âtre de mon laboratoire, sans que j’y touche.
Et j’ai senti — je le jure sur le savoir du Prieuré — une chaleur qui n’avait rien de naturel.
Peut-être que le vieil homme est encore là, quelque part entre les mondes, veillant sur ceux qui croient encore en la joie.
Et si Hivernel existe… c’est peut-être parce qu’il s’est perdu.”
— Anselme du Prieuré, hiver 1338 Ap.E.
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- armure et teinture :8.8
- mise en scène :9.6
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Toujours plus de mise en scène, malade ! Moins fan du skin mais super originalité, bravo !
10 pour la mise en scène, ma préférée du concours. Juste un poil dommage que le récit parle d'un vieillard et que le skin ne parvient pas totalement à retranscrire.
.
Le meilleur descriptif, superbe intégration au lore de GW2 ! Le combo d'armure/teinture reste simple mais efficace. Un peu plus de mise en scène dans les screens aurait permi de matcher le top des autres contributions.
rien a redire, tout est top !
J'adore, mais pour moi le père noël, c'est un vieux bonhomme avec une barbe blanche et un gros bide, mais sinon excellent, bravo
Super Original je m'atendais pas cette légende sur par rapport au jeux 😉 les screens sont vraiment cool surtout celle avec le traineau super idée
Le choix du père noël est très inattendu, en vrai c'est trop bien ce que tu as fais GG
Le choix du père noël un peu trop classique. Le lore est bon et la mise en scène terrible. GG le coup du homestrad.
Le lore du père noël est bien intégré à l'univers de gw2. La photo avec mère noël est incroyable !
J'ai bien aimé le coté vert qui rappelle le mythe originel avant que le dragon Caco Loca s'éveille et corrompe les fidèles.
J'ai toujours su que tu étais une fashionnita mon ti Sethounet <3
Magnifique !
Pourquoi les gants leg fractales ?
Je t'aime papa noêl